Les ordonnances du docteur Macron, ou le retour de la vengeance

La commission qui était censée préparer cette extension ne s’étant pas mise en place faute de combattants, Macron annonce une reprise (accélérée) des travaux. Des espaces seraient ouverts à la négociation sur les autres pans du Code du travail, sous réserve d’accords majoritaires.

 

 

Alors, où résideraient les nouveautés radicales du projet macronien ?

 

Dans le droit donné aux entreprises d’initier des référendums sur la base d’accords minoritaires à 30 %, comme les organisations syndicales signataires ? Si le recours au référendum est dans tous les cas critiquable, souhaitons bon courage aux entrepreneurs qui penseraient pouvoir imposer un accord minoritaire par un référendum lancé contre la volonté de toutes les organisations syndicales, y compris celle des signataires !

 

Dans les mesures nouvelles annoncées par le candidat ? Toutes ne sont pas négatives (donner des moyens financiers aux organisations syndicales dans l’entreprise via le chèque syndical, mettre en place un bonus-malus sur les cotisations d’assurance chômage pour lutter contre l’abus des contrats courts par les employeurs). Il y a certes des évolutions inquiétantes, comme l’encadrement des décisions des Prud’hommes en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse, ou l’instance unique de représentation du personnel comme solution par défaut (sauf accord contraire) : elles sont aussi techniques qu’incertaines dans leur mise en œuvre.

 

En pratique, ces évolutions ne devraient pas nécessiter de passer par des ordonnances. En vue de les faciliter, il y aurait même matière à échange et négociation. Le fait de recourir à l’article 38 de notre constitution marque un souhait (illusoire) de contournement de la contestation. Le Code du Travail est en effet devenu un sujet d’empoignade idéologique, propice aux positionnements radicaux de tous bords. Par ailleurs, il est en évolution tellement rapide que plus personne ne le maîtrise réellement, et que les regards théoriques prédominent.

 

 

Gouverner par ordonnances n’exclut pourtant ni le débat (Emmanuel Macron a déjà annoncé qu’il recevrait tous les partenaires sociaux) ni le contrôle du Parlement, notamment a posteriori (ratification des ordonnances). Il est en fait peu probable que l’évitement de la négociation et du débat parlementaire protège le Gouvernement de la contestation, bien au contraire : l’impact de l’usage du 49-3 l’a bien montré pour la Loi Travail. Par ailleurs, la frustration générée par l’élection d’un candidat choisi par 24 % des votants, bien droit dans ses bottes, ne va pas calmer l’envie d’en découdre.

 

La contestation pourrait même s’avérer encore plus large qu’en 2016 : Emmanuel Macron n’a en effet pas l’intention de ménager les organisations syndicales qui avaient soutenu le texte final de la loi Travail. Il prévoit de réduire le champ du paritarisme en :

 

 

Évitement du débat et de la négociation, réduction de la place des corps intermédiaires : c’est finalement là que réside l’aspect nouveau et explosif du programme d’Emmanuel Macron sur le travail et l’emploi.

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Tribune ouverte
à la libre expression
Christian
La liberté d'expression et la vie des artistes sont attaquées. Souhaitons que d'autres forces sombres, bien contentes au fond d'elles-mêmes, ne récoltent pas les fruits de la situation. Nous vivons une phase dangereuse de notre histoire, où la démocratie est menacée sur plusieurs fronts. Ne la considérons pas comme acquise, et mobilisons-nous pour la défendre : notre histoire montre que nous n'avons pas toujours été assez vigilants avec ce bien public.
Sandrine
Une condamnation absolue et une colère profonde contre cet acte.
Sauvegardons ce principe fondamental et fondateur de la république qui est la liberté d’expression !!!
Aurélien
Tous unis contre cet acte lâche et insupportable. Tous unis derrière notre devise : Liberté, Egalité, Fraternité.
Servane
Face à la barbarie, OUI à la satire et aux indispensables provocations !
OUI à la plume et au crayon pour lutter contre les armes et les intégristes de tout poil. C’est la liberté qui est assassinée et mise en danger dans notre pays. Celle aussi d’une expression qui ne doit ni ne peut être soumise aux dictatures idéologiques.
NOT AFRAID, l’amour plus fort que la haine…
Véronique
Après le choc, la colère et l'émotion, le temps de la réaction et de la résistance est venu! Au delà de nos différences, unissons-nous pour préserver le principe de liberté d'expression et nos valeurs démocratiques.
Rafik
C’est avec la plus grande fermeté que je condamne cet acte lâche et barbare.
Je souhaite que ces fous soient rapidement appréhendés et qu’ils répondront de leurs actes.
Le droit à l’expression, fondement de la Liberté, ressortira sans doute renforcer de cette épreuve.
J’en profite pour appeler à combattre toutes les formes de terrorisme en France mais également dans le monde entier.
Marie-Cécile
Il y a quelque 10 ans, j'ai eu le plaisir de travailler pour et avec Cabu. J'ai découvert un homme d'une grande gentillesse, simple, réservé et généreux. Un rebelle au grand cœur. Un Être Humain avec qui j’ai toujours eu plaisir à discuter autour d’un café. Je suis triste aujourd'hui.
Je réserve mes pensées à toutes celles et tous ceux qui le 7 janvier 2015 ont vécu un drame, reflet de la stupidité et de l'intolérance (pléonasme).
N’oublions ni les connus ni les moins connus.
Frédéric G
L’assassinat politique contre la rédaction de Charlie Hebdo est un crime contre l’impertinence joyeuse d’artistes humanistes. Certains voudraient s’en nourrir pour nous emporter dans un torrent de haine mutuelle. Résistons ! Je pleure, je serre les dents, je serre le poing, je le desserre, je me sers un verre, je ris, je n’ai pas peur : parce qu’aujourd’hui et pour longtemps, comme vous, je suis Charlie !