Quels préalables avant de renforcer la place des accords d’entreprise ?

Un peu comme pour la négociation de la modernisation du dialogue social, certains promoteurs de la réforme n’hésitent pas à utiliser de grands effets mélodramatiques pour défendre leurs options : notre Code du travail serait impénétrable et inapplicable, les entreprises étoufferaient sous les contraintes, le redressement de notre compétitivité serait entravé, etc.

 

Il faudrait donc réduire notre Code du travail au strict nécessaire, une sorte d’ordre public social regroupant la protection de la santé, des enfants et de la liberté syndicale, et laisser tout le reste à la négociation d’entreprise, en donnant à celle-ci, par voie d’accord, la capacité à s’affranchir des accords de branche et de la loi, qui ne deviendraient plus que supplétifs.

 

Cette vision d’un droit du travail propre à chaque entreprise pose évidemment quelques questions.

 

 

Le point le plus préoccupant est que les négociateurs syndicaux sont beaucoup trop faibles dans la plupart des entreprises pour résister à la pression des employeurs.

 

C’est pourquoi le renforcement des représentants du personnel, et notamment des négociateurs syndicaux, est un préalable à un élargissement de la place de la négociation d’entreprise. Ceux-ci doivent être mieux formés, mieux reconnus, et bénéficier d’appuis équivalents à ceux dont disposent les CE depuis des décennies. Le dialogue social doit s’articuler autour de cycles « Diagnostic partagé – Négociation – Évaluation », où le recours à l’expertise pourrait jouer un rôle utile.

 

Enfin, au-delà des outils, il faudrait aussi que les parties prenantes soient convaincues que le dialogue et la négociation jouent un rôle positif pour la compétitivité de l’entreprise, comme l’ont fort bien compris d’autres pays européens. On en est loin !

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Tribune ouverte
à la libre expression
Christian
La liberté d'expression et la vie des artistes sont attaquées. Souhaitons que d'autres forces sombres, bien contentes au fond d'elles-mêmes, ne récoltent pas les fruits de la situation. Nous vivons une phase dangereuse de notre histoire, où la démocratie est menacée sur plusieurs fronts. Ne la considérons pas comme acquise, et mobilisons-nous pour la défendre : notre histoire montre que nous n'avons pas toujours été assez vigilants avec ce bien public.
Sandrine
Une condamnation absolue et une colère profonde contre cet acte.
Sauvegardons ce principe fondamental et fondateur de la république qui est la liberté d’expression !!!
Aurélien
Tous unis contre cet acte lâche et insupportable. Tous unis derrière notre devise : Liberté, Egalité, Fraternité.
Servane
Face à la barbarie, OUI à la satire et aux indispensables provocations !
OUI à la plume et au crayon pour lutter contre les armes et les intégristes de tout poil. C’est la liberté qui est assassinée et mise en danger dans notre pays. Celle aussi d’une expression qui ne doit ni ne peut être soumise aux dictatures idéologiques.
NOT AFRAID, l’amour plus fort que la haine…
Véronique
Après le choc, la colère et l'émotion, le temps de la réaction et de la résistance est venu! Au delà de nos différences, unissons-nous pour préserver le principe de liberté d'expression et nos valeurs démocratiques.
Rafik
C’est avec la plus grande fermeté que je condamne cet acte lâche et barbare.
Je souhaite que ces fous soient rapidement appréhendés et qu’ils répondront de leurs actes.
Le droit à l’expression, fondement de la Liberté, ressortira sans doute renforcer de cette épreuve.
J’en profite pour appeler à combattre toutes les formes de terrorisme en France mais également dans le monde entier.
Marie-Cécile
Il y a quelque 10 ans, j'ai eu le plaisir de travailler pour et avec Cabu. J'ai découvert un homme d'une grande gentillesse, simple, réservé et généreux. Un rebelle au grand cœur. Un Être Humain avec qui j’ai toujours eu plaisir à discuter autour d’un café. Je suis triste aujourd'hui.
Je réserve mes pensées à toutes celles et tous ceux qui le 7 janvier 2015 ont vécu un drame, reflet de la stupidité et de l'intolérance (pléonasme).
N’oublions ni les connus ni les moins connus.
Frédéric G
L’assassinat politique contre la rédaction de Charlie Hebdo est un crime contre l’impertinence joyeuse d’artistes humanistes. Certains voudraient s’en nourrir pour nous emporter dans un torrent de haine mutuelle. Résistons ! Je pleure, je serre les dents, je serre le poing, je le desserre, je me sers un verre, je ris, je n’ai pas peur : parce qu’aujourd’hui et pour longtemps, comme vous, je suis Charlie !